Google Docs et WordPress : un outil de flux de copie web utilisable ?

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Google Docs et WordPress : un outil de flux de copie web utilisable ?

 

Les outils de publication impactent plusieurs types d’utilisateurs finaux.

Leur choix impliquent de nombreuses et agitées discussions car l’outil doit être maintenu par une équipe technique qui cherche – à juste titre – la simplicité et est utilisé par une équipe de rédacteurs qui cherche – à juste titre – la simplicité.

Un souci considérable quand on constate à quel point la simplicité de l’un va à l’inverse de celle de l’autre.

Les outils type Drupal, WordPress et autres fonctionnent très bien, permettent de faire beaucoup de choses, mais demandent à rentrer dans une logique “web”. Une logique qui n’est pas celle de nombre de journalistes dans les rédactions et, plus largement, de rédacteurs parfois disséminés un peu partout dans les entreprises.

En juin 2011, Will P. Davis du Bangalore Daily News propose trois plugins qui permettent de pousser des Google docs vers WordPress.
Utiliser la logique des plugins de Will pourrait-elle simplifier le flux de rédaction ?

Les avantages de Google Docs vers WordPress

Pour les journalistes / rédacteurs

Tout le monde sait utiliser un outil de traitement de texte. Google Docs est un webservice de traitement de texte.

Proposer aux rédacteurs d’écrire dans un logiciel qu’ils connaissent et qui permet de basculer vers un outil de gestion de contenu comme WordPress ne serait-il pas la solution pour nombre d’entreprises qui, au choix,

  1. dépensent (beaucoup) d’argent pour un CMS inadapté aux besoins réels,
  2. utilisent des solutions open source parfois difficile à maintenir
  3. développent leur propre outils de publication, avec des limites inévitables en terme de fonctionnalités

Moins de mot de passe (Titre de paragraphe modifié suite à l’intervention de @ygini – cf commentaire ci-dessous ou historique dans le Google Doc)

Ce système a un avantage considérable : cela ne nécessite pas la création d’un compte avec “encore un mot de passe !”.

Cela vous parait rien, pour vous qui créez des comptes de partout, mais mine de rien, cela ralentit l’adoption d’outils internes pour les moins alertes.

Vos articles peuvent passer en mode wiki. Un par un, au choix.

L’un des moteurs de la création de ce site a été un Google Doc ouvert à tous qui a très bien fonctionné. Il reste d’ailleurs ouvert à vos contributions et vous en trouverez un pdf par ici.

Après avoir testé Mediawiki, dokuwiki et drupal, je me suis rabattu sur WordPress, avec toutes les limites de collaboration qu’il permet.

Mais aujourd’hui, avec ces plugins, on peut imaginer prendre le meilleur des interfaces

– celle d’un traitement de texte connue, et donc facile à utiliser, pour mettre à jour le contenu
– celle d’un beau blog, avec un plaisir de lecture

Les limites de Google Docs vers WordPress

Limites techniques

– Le souci du “media repository” – la bibliothèque de documents en français. Soit l’endroit, dans wordpress, dans lequel sont déposés les images rattachées à vos posts. Aujourd’hui il n’est pas possible d’exporter des images depuis Google Docs vers ce repository dans WP.

Tout au plus les plugins peuvent-ils gérer des affichages d’image via img src=”http” appelant les serveurs de Google. Pas satisfaisant en terme de temps d’affichage des pages

– Discuté avec Yoann Gini : le souci de la publication automatisée toutes les N secondes. Ce qui explique notamment que cette page est parfois mise à jour de façon discutable – des phrases sont coupées.
Le principe du plugin est d’aller chercher des articles dans un répertoire précis de Google Docs.
Dès qu’il trouve un nouveau document, le plugin crée un article dans WordPress en mode brouillon.
Une fois publié, l’article reste éditable dans le Google doc. Et le cron du plugin va chercher les modifications toutes les N secondes.

Un moyen d’éviter cela est de créer un répertoire de sortie dans Google Docs, qui va permettre au plugin de déplacer un article. Du coup, quand le cron passera sur le répertoire de dépôt d’article, il ne le verra plus, et alors vos modifications dans le doc ne passent plus en ligne.

Sauf que ce fonctionnement IN / OUT a un défaut : pour republier votre article modifié, vous allez le remettre dans le répertoire de départ, ce qui va créer un nouvel article dans WP. Ou pas. Je teste de ce pas.

Limites éditoriales

– Les articles sont en permanence republiés. Cela peut etre bien pour un direct, moins pertinent pour un article de fond. Quoique… ne peut-on pas y voir l’un des outils de rédaction collaboratif ?

– Will explique comment utiliser son plugin Google Docs vers WordPress

Pour voir comment cela fonctionne, je vous invite à vous rendre sur le Google Docs et à le modifier directement. 

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About The Author
Cédric Motte
Journaliste en charge d'accélérer la transformation de la rédaction et le développement de produits numériques au sein du Groupe Centre France. Journaliste web depuis un moment, intervient dans les médias (Centre France, France Television, Le Groupe Moniteur, Mondadori, Le Soir, Le Temps...) pour former les journalistes. Anime une communauté de 3 000 journalistes francophones qui tâtent des outils modernes.
3 Comments
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  • 3 avril 2012 at 9 h 21 min

    Remarque : la logique du SSO ce n’est pas utiliser moins d’outils pour avoir moins d’identifiants. N’importe quel CMS correctement configuré permet d’utiliser un service d’annuaire tel que l’Active Directory de l’entreprise (via LDAP) pour gérer l’identification et l’authentification. La même chose est d’ailleurs possible avec Google App mais ça demande une configuration plus lourde (GA doit avoir une synchronisation des identifiants, les CMS hébgerés sur le SI de la société eux utilisent directement les données d’origines).

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